Graphes d'évolution de l'épidémie au coronavirus

au 18 avril 2021 (ou 14 avril 2021 pour les tests consolidés)

  • 1er confinement le 17 mars 2020, Déconfinement le 11 mai 2020

  • 2ème confinement le 30 octobre 2020,

  • 1er allègement le 28 novembre 2020,

  • 2ème allègement le 15 décembre 2020 (avec couvre-feu à 20 h)

  • Couvre-feu avancé le 18 h au 16 janvier 2021

  • Couvre-feu dans certaines métropoles le 27 février 2021

  • 3ème "confinement" pour 16 départements le 20 mars puis 3 autres départements le 27 mars 2021

  • 3ème "confinement" généralisé le 3 avril 2021

Les sources principales sont le site GEODES de Santé Publique France (https://geodes.santepubliquefrance.fr/) et sont actualisées une à deux fois par semaine. La réalisation des graphes est de B. Branger/ Epi-Sûre.

Le rapport hebdomadaire de Santé Publique du 15 avril 2021 est ici. Les graphes suivants sont présentés (à partir du 1er août 2020 en général) en partant des indicateurs les plus graves (et les plus solides sur le plan épidémiologique, mais souvent tardifs). Il s'agit le plus souvent des données MOYENNES en France; tenir compte des variations régionales et départementales ++++. Attention ! Le lundi de Pâques (5 avril), suivant le dimanche de Pâques, a profondément modifié les données des tests réalisés et des tests positifs (chutes sans doute artificielles) : les courbes quotidiennes ou lissées sur 7 jours sont à prendre avec recul. SPF a proposé de nouvelles méthodes pour mieux présenter et interpréter ces courbes

Avertissement : lorsque des graphes font état de deux événements qui se succèdent dans le temps (par exemple, allègement du confinement et évolution des cas), l'esprit humain établit, inconsciemment, un lieu de causalité (ici temporelle), et un prolongement des pentes. Il faut se méfier de telles "tentations" : d'un point de vue scientifique, la succession de deux événements n'impliquent pas automatiquement un lien de causalité, et ce qui a eu lieu dans le passé ne se reproduit pas forcément dans l'avenir. Seules des analyses plus complexes qui tiennent compte d'autres facteurs pouvant être causaux permettent d'approcher la causalité, ou de modéliser les évolutions à venir. Un facteur lié, mais non causal, est appelé un facteur de confusion.

Graphes 1 : Décès en France

Le total cumulé des décès à ce jour est de ~ 75 000 dans les hôpitaux

et de ~ 26 000 dans les EHPAD, soit ~ 101 000 en tout.

 

Graphe 1a

Nombre cumulatif de décès hospitaliers attribués au COVID-19 depuis le 1er mars 2020.

NB : Les courbes avec données cumulées ne baissent jamais : au "mieux", quand il n'y a pas de décès, la courbe est plate.

Graphe 1a bis

(Détails du 2a) Nombre cumulatif de décès hospitaliers attribués au COVID-19 depuis le 1er septembre 2020.

Graphe 1b

Nombre de décès quotidiens hospitaliers attribués au COVID-19 depuis le 1er septembre 2020.

Effet "week-end" sans doute déclaratif, moyenne mobile sur 7 jours.

Graphe 1c

Nombre de décès en EHPAD par relevé attribués au COVID-19 (relevé 2 fois/ semaine). Droite de régression. La barre à 594 est un rattrapage de plusieurs jours. A ce jour, 96 % des personnes en EHPAD seraient vaccinées.

Graphe 1d

Age au décès à l'hôpital par COVID-19 (sur 64 000 décès) : (1) 85 % des personnes décédées ont 70 ans et +, (2) Il existe des décès chez des personnes jeunes (20 - 60 ans) ==> effectifs des jeunes décédés du COVID-19 par tranche de 10 ans (sur environ 8 à 9 millions de personnes par tranche d'âge).

Graphe 1e : Décès France - INSEE

Nombre de décès (toutes causes) déclarés à l'état civil par mois de 2017 à 2021 (janvier).

Les données de 2020 sont provisoires : le rattachement précis des décès au mois de décès est en cours à l'INSEE. Dans ces conditions, ce graphe est provisoire et doit être interprété avec précaution.

L'INSEE a estimé que 54 000 décès supplémentaires ont été observés en 2020 / années précédentes (+ 9 %)

Voir un texte sur ce sujet difficile ici. Trois liens : Stratégie France, INED, et l'analyse (controversée) de Laurent Toubiana

Pour 2021,  64 900 décès en janvier (plus que 2018 à 2020, mais moins qu'en 2017, année de grippe saisonnière), et 55 500 en février (légèrement plus que les autres années).

Graphes 2 : Patients en réanimation (soins critiques) en France

Graphe 2a

Nombre de patients présents en réanimation chaque jour depuis le mois de mars 2020

Graphe 2a bis

(Détails du 2a) Nombre de patients présents en réanimation depuis le 1er septembre 2020

Graphe 2b

Nombre de nouvelles admissions quotidiennes en réanimation depuis le 1er septembre 2020. Moyenne mobile sur 7 jours (moyenne des 7 jours précédents).

Graphe 2c

Evolution de l'âge des patients présents en réanimation : c'est la classe d'âge des 65 - 74 ans qui a le plus fort taux d'incidence d'admission en réanimation (soins critiques).

Graphes 3 : Patients en hospitalisations en France

Graphe 3a

Nombre de patients présents en hospitalisation chaque jour depuis le 1er septembre 2020

Graphe 3b

Nombre de patients admis chaque jour en hospitalisation chaque jour depuis le 1er septembre 2020

avec une moyenne mobile sur 7 jours (fort effet week-end).

Graphe 3c

Incidence des patients admis chaque jour en hospitalisation par tranches d'âge. La tranche d'âge des 75 ans et + restent la tranche avec le plus fort taux d'incidence d'hospitalisation.

Graphes 4 : Tests au SARS-Cov-2 en France

Le nombre de tests Coronavirus est connu chaque jour, mais les données validées sont publiées en léger retard (quelques jours). Il s'agit des tests PCR et des tests antigéniques (TAg) (depuis le 8 décembre 2020).

Il existe un fort effet "week-end" avec de faibles effectifs le samedi et le dimanche, et un effet "Fêtes de fin d'année".

Graphe 4a

Nombre de personnes testées chaque jour depuis le 1er septembre 2020

Le pic à 730 000 correspond à la période de Noël et du 1er de l'an. Fort effet "week-end".

On arrive à un nombre proche des fêtes de Noël (à cause des vacances de printemps ?).

Graphe 4b

Nombre de personnes testées positives chaque jour à la date du test depuis le 1er septembre 2020 (données validées au 25/1/2020).

Ces données sont différentes des effectifs annoncés chaque jour dans les médias (il s'agit des tests au jour le jour qui ont pu être faits les jours précédents).

Graphe 4c

Taux de positivité des tests

Le taux de positivité des tests, malgré son apparente simplicité, est difficile à interpréter : il existe en effet deux populations radicalement différentes qui, selon leur répartition, peuvent influer sur ce taux :

- les personnes asymptomatiques qui demandent des tests pour des raisons personnelles, professionnelles ou par "cas contact". Si elle sont positives, ce sont des "porteurs sains" (non malades) du virus SARS-Cov-2 ==> le taux de positivité est autour de 5 % pour ces personnes.

- les personnes symptomatiques qui demandent un test diagnostique et qui sont donc infectées et atteintes du COVID-19 au sens strict ==> le taux de positivité est autour de 15 % pour ces personnes.

 

Graphe 4d

Taux d'incidence des tests positifs pour 100 000 habitants PAR JOUR. Fort effet week-end. Moyenne mobile pour 7 jours (moyenne des 7 jours précédents)en forte augmentation.

Lecture : pour une ville de 100 000 habitants, il y a, en moyenne en France, 60 personnes dépistées positives au coronavirus par jour en moyenne depuis 7 jours.

La baisse des 4 et 5 avril est en lien avec le dimanche et le lundi de Pâques...

Graphe 4e

Exploration d'un lien entre taux d'incidence et taux de positivité.

Les courbes semblent liées (le décalage peut correspondre aux échelles des deux axes).

Le décrochage de mi-mars correspond à une augmentation des personnes testées et personnes positives, mais des taux de positivité qui n'augmentent pas. Idem pour le dimanche et lundi de Pâques en fin de courbe.

Graphe 4h

Taux d'incidence des tests positifs en semaine glissante (somme des 7 derniers jours). C'est sans doute le graphe le plus suivi par les responsables sanitaires. La pente est ascendante depuis début décembre, mais moins que dans la période d'octobre avant le 2ème confinement avec une légère baisse depuis le 8 février 2021, et une remontée depuis début mars 2021.  Idem en fin de courbe avec les données du dimanche et du lundi de Pâques.

Graphe 4i

Carte par département des incidences des tests positifs en semaine glissante : 363 / 100 000 hab sur les 7 derniers jours.

Graphe 4j

Carte par département des proportions de variants d’intérêt d'Afrique du Sud (..V2) ou du Brésil (..V3) parmi les tests de criblage positifs pour le SARS-CoV-2, par département, France (données au 14 avril 2021) (SPF).

Graphe 4k

Incidence des cas positifs au coronavirus selon l'âge, par semaine depuis 2020. Baisse notable chez les plus âgés. Sources : SPF

Graphe 4k bis

Incidence des cas positifs au coronavirus chez les enfants et adolescents (0 - 18 ans)

Graphe 4L

Taux d'incidence des positifs (semaine glissante) des 15 premiers départements de métropole.

Tous sont au-dessus des 300 cas / 100 000 habitants sur une semaine...

==> Depuis le 1er octobre 2020

Tenir compte du dimanche et du lundi de Pâques++.

Graphe 4m

Taux d'incidence des positifs (semaine glissante) des 12 départements de l'Ouest de la France depuis le 1er janvier 2021. Les départements des Côtes-d'Armor, du Morbihan et du Finistère ont des taux les plus bas de France. Le couvre-feu de 18 h "semble" efficace... jusqu'au 18 février 2021 (rôle des variants ?).

Idem pour les données du dimanche et du lundi de Pâques.

Graphe 5 : Évolution des décédés, hospitalisés, en réanimation et positifs en France

Le graphe ci-dessous montre l'évolution de l'incidence des cas positifs, du nombre des hospitalisés, des personnes en réanimation et des décédés en hôpital, en base 100 / au confinement du 28/10/2020 et sur la moyenne des 7 jours précédents (moyenne mobile).

En moyenne, après le 2ème confinement, il aura fallu 1 semaine pour que les cas positifs baissent, 2 semaines pour que les hospitalisés et les réanimés baissent, et 3 semaines pour que les décédés baissent.

Tous les indices "remontent" depuis 15 jours....

Graphes 6 : Données internationales

​​

Graphe 6a

Classement des décès attribués au COVID-19 par pays (ordre décroissant) pour 100 000 habitants (entre (), la taille de la population en millions). Sources : Johns Hopkins U

La France est en rouge (16ème).

Réserves évidentes sur le dénombrement des décès et leur attribution à la COVID-19 dans certains pays....

 

NB +++ : Les données de la Chine (dont celles de la province de Hubei - capitale Wuhan) ne sont pas notées sur le graphe en raison de la difficulté sur le numérateur (nombre de morts attribués au COVID-19) et du dénominateur (sur 1 milliard pour la Chine ou 50 millions pour la province de Hubei (capitale Wuhan)).

Graphe 6b

Carte mondiale des décès cumulés par million d'habitants. Sources OMS

Graphes 6c

Évolution des décès PAR JOUR attribués au COVID-19 par 100 000 habitants dans 10 pays (France  + limitrophes de la France + USA + Israël (moyenne sur 7 jours...)) depuis les campagnes vaccinales.

A signaler que, en Israël (violet), près de la totalité des adultes et des seniors sont vaccinés..., et que pour le Royaume-Uni (vert), la proportion est de 2/3 des adultes.

Les baisses importantes sont le fait d'Israël, du R-U, des USA, des Pays-Bas et du Portugal, mais pas de manière spectaculaire (la moyenne sur 7 jours a tendance à gommer les baisses rapides). A signaler l'Italie en pleine ascension qui commence à baisser. La France a une pente horizontale ou même un peu ascendante...

Graphe 6d

Carte mondiale des nouveaux tests positifs (plutôt que COVD-19...) par millions d'habitants. Sources OMS

Graphe 6e

Carte européenne des tests positifs (cas avec coronavirus et non pas de COVID-19) pour 100 000 habitants et sur deux semaines cumulées (à peu près le double des incidences sur 7 jours...). L'Italie a vu l'incidence augmenter et a reconfiné certaines régions.

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