Graphes d'évolution de la COVID-19

au 13 janvier 2021 (ou 9/1/2021 pour les tests consolidés)

A noter :      1er confinement au 17 mars 2020, Déconfinement le 11 mai 2020

                    2ème confinement au 30 octobre 2020,

                    1er allègement au 28 novembre 2020,

                   2ème allègement au 15 décembre 2020 (avec couvre-feu à 20 h)

                   Le couvre-feu avancé à 18 h dans 15 départements au 2 janvier 2021

L'augmentation de l'incidence mondiale de l'épidémie mondiale à Coronavirus a incité Epi-Sûre à sélectionner quelques indicateurs majeurs. Ils permettent de suivre chaque jour ou chaque semaine l'évolution de la pandémie. ==> Nous sommes dans la semaine 2 de 2021.

Voir en bas de page les décès (toutes causes) mensuels publiés par l'INSEE (mois de novembre 2020).

Les sources principales sont le site GEODES de Santé Publique France (https://geodes.santepubliquefrance.fr/) et sont actualisées deux fois par semaine. La réalisation des graphes est de B. Branger/ Epi-Sûre.

Le rapport hebdomadaire de Santé Publique du 7 janvier 2021 est ici). Les graphes suivants sont présentés (à partir du 1er août 2020 en général) en partant des indicateurs les plus graves (et les plus solides sur le plan épidémiologique, mais souvent tardifs).

Avertissement : lorsque des graphes font état de deux événements qui se succèdent dans le temps (par exemple, allègement du confinement et évolution des cas), l'esprit humain établit, inconsciemment, un lieu de causalité (ici temporelle), et un prolongement des pentes. Il faut se méfier de telles "tentations" : d'un point de vue scientifique, la succession de deux événements n'impliquent pas automatiquement un lien de causalité, et ce qui a eu lieu dans le passé ne se reproduit pas forcément dans l'avenir. Seules des analyses plus complexes qui tiennent compte d'autres facteurs pouvant être causaux permettent d'approcher la causalité, ou de modéliser les évolutions à venir. Un facteur non lié est appelé un facteur de confusion.

Graphes 1 : Décès

Les décès ici relevés en France sont les décès hospitaliers attribués à la COVID-19.

On observe une augmentation de l'incidence à partir du 15 septembre 2020, puis au 6 octobre et enfin vers le 20 octobre 2020.

Les courbes des cas cumulés ne baissent jamais; au mieux la courbe est horizontale en l'absence de cas ++

Le total cumulé des décès au 13 janvier 2021 est de ~ 48 000 dans les hôpitaux et de ~ 21 000 dans les EHPAD, soit ~ 69 000 en tout.

 

Le nombre quotidien de décès marque une baisse vers 300 décès par jour, avec un plateau légèrement descendant.

On constate un fort effet "week-end" sans doute déclaratif.

Le graphe ci-contre montre que les décès en EHPAD, après une baisse, est dans un plateau (haut encore). Le relevé des décès a lieu deux fois par semaine.

Le graphe ci-contre montre que 84 % des personnes décédées ont 70 ans et plus.

Le graphe ci-contre est une tentative de comparer la 1ère et 2ème vague (qui est en cours). J1 commence à 80 décès quotidiens soit le 20 mars pour la 1ère vague, et le 7 octobre pour la 2ème : la pente de la 2ème vague est moins raide que celle de la 1ère, mais chute moins vite (avec même un plateau).

Graphes 2 : Réanimations

Le nombre de personnes présentes en réanimation atteint les niveaux de  début de mai 2020 (sous le 1er confinement), et d'octobre 2020 au moment du 2ème confinement.

Cependant, les effectifs sont plus répartis sur le territoire, même si des départements/régions présentent des effectifs supérieurs à leur capacité (Grand Est, Paris...).

Le nombre de patients présents en réanimation montre une baisse depuis 3 semaines, avec un plateau depuis une semaine.

Le nombre de nouvelles admissions quotidiennes présente un fort effet "week-end" authentique ou déclaratif ???).

A noter une baisse notable des nouvelles admissions  10 jours après le 2ème confinement, et un plateau ensuite...

Le graphe ci-contre montre que 48 % des personnes en réanimation ont 70 ans et plus.

A comparer avec la proportion de décès hospitaliers qui est de 84 % pour la même tranche d'âge ==> des personnes âgées hospitalisées décèdent en dehors de la réanimation...

Le graphe ci-contre est une tentative de comparer la 1ère et 2ème vague (en cours). J1 correspond à 2 000 personnes présentes en réanimation quotidiens le 24 mars pour la 1ère vague, et le 20 octobre pour la 2ème : la pente de la 2ème vague est moins raide que celle de la 1ère, et plus étalée dans la baisse avec un plateau très fixé...

La deuxième vague est, en outre, plus étalée géographiquement.

Graphes 3 : Hospitalisations

Les hospitalisations montrent une baisse 10 jours après le confinement, puis un plateau... qui correspond aux données observées juste avant le 2ème confinement....

Le graphe ci-contre est une tentative de comparer la 1ère et 2ème vague (en cours). J1 correspond à 1 100 hospitalisations le 20 mars pour la 1ère vague, et le 13 octobre pour la 2ème : la pente au début de la 2ème vague est moins raide que celle de la 1ère, et on constate une baisse sensiblement identique.

Calcul personnel du R effectif sur les nouvelles hospitalisations (méthode de Cori - Logiciel Excel - Author: Anne Cori (a.cori@imperial.ac.uk), Department of Infectious Disease Epidemiology, Imperial College, London). Logiciel disponible ici.

Graphes 4 : Tests

Le nombre de tests Coronavirus est connu chaque jour, mais les données validées sont publiées en léger retard (quelques jours). Il s'agit des tests PCR et des tests antigéniques (TAg) (depuis le 8 décembre 2020).

Il existe un fort effet "week-end" avec de faibles effectifs le samedi et le dimanche, et un effet "Fêtes de fin d'année".

La baisse du nombre de tests pratiqués depuis quelques jours peut correspondre à une baisse du nombre des personnes symptomatiques ou cas-contacts (au mieux), ou à une moindre demande du fait du confinement (au pire).

La remontée correspond à une forte demande en raison des fêtes de fin d'année.

Le nombre de personnes positives est en baisse depuis 3 semaines avec un plateau depuis quelques jours. A noter un fort effet "week-end" avec de faibles effectifs le samedi et le dimanche.

L'interprétation jour par jour est délicate : voir le graphe en semaine glissante.

Les données annoncées chaque jour reflètent les résultats positifs communiqués au jour en cours.

SPF (graphes ci-dessus) redresse les effectifs en les référant au jour de la réalisation des tests.

Les taux d'incidence PAR JOUR tournent désormais autour de 5-20 pour 100 000 habitants (en dehors des week-ends) avec uneplateau notable depuis 15 jours.

Il existe de profondes disparités selon les départements.

Le taux de positivité des tests PCR, malgré son apparente simplicité, est difficile à interpréter : il existe en effet deux populations radicalement différentes qui, selon leur répartition, peuvent influer sur ce taux :

- les personnes asymptomatiques qui demandent des tests pour des raisons personnelles, professionnelles ou par "cas contact". Si elle sont positives, ce sont des "porteurs sains" (non malades) du virus SARS-Cov-2

- les personnes symptomatiques qui demandent un test diagnostique et qui sont donc infectées et atteintes du COVID-19 au sens strict.

Le taux de positivité est en baisse depuis 3 semaines, suivi d'un plateau depuis 8 jours, et d'une nouvelle baisse pouvant correspondre à une augmentation de personnes testées non symptomatiques (et donc "moins positives") avant les fêtes de fin d'année.

En semaine glissante (incidence cumulée sur 7 jours), sur l'ensemble de la France, l'incidence des tests positifs a baissé fin septembre, puis remonte depuis le début du mois d'octobre +++, et atteint sur les 7 derniers jours (cumulés) 100 pour 100 000 habitants en moyenne, avec des écarts importants selon les lieux.

La baisse observée depuis le confinement est notable +++, mais le plateau (depuis le 2ème allègement ?) est tout aussi remarquable, ainsi que la légère remontée.

Précautions d'analyse : le lien entre les actions de prévention et les résultats des tests est difficile à interpréter en termes de causalité directe ou unique....

Carte (Sources : GEODES) des incidences des cas positifs PCR en semaine glissante au 9 janvier 2021.

Les courbes des tests positifs en semaine glissante par département montre un plateau depuis 8 jours.

Les départements présentés sont ceux avec la plus forte incidence récente (Est de la France à ce jour + Alpes-Maritimes). D'autres départements avec une forte incidence en novembre (Alpes et Massif-Central) ont beaucoup baissé depuis.

Les 12 départements de l'Ouest ont des incidences assez faibles, mais ça ne baisse plus (avec une légère remontée).

Seuls 2 départements sont sous le seuil de 50 / 100 000 habitants sur 7 jours (Côtes d'Armor et Finistère).

Les 11 départements qui ont été placés en couvre-feu le 17 octobre et le 24 octobre 2020 ont bénéficié, semble-t-il, de ce couvre-feu, mais beaucoup  plus du confinement (à moins que les deux puissent avoir un effet maultiplicateur dans la baisse remarquable en 15 jours).

Une analyse fine sur ces départements en comparaison avec d'autres départements est disponible dans le BEH n°38 du 18 décembre 2020

Le graphe ci-contre montre, sur deux axes verticaux, le lien entre le taux d'incidence des tests positifs et le taux de positivité : quand l'incidence augmente, la positivité augmente également (et vice versa).

Le décalage n'a pas de signification (cela dépend du jour du départ).

Graphe 5 : Ensemble

Le graphe ci-contre montre l'évolution de l'incidence des cas positifs, du nombre des hospitalisés, des personnes en réanimation et des décédés en hôpital, sur la base de 100 au confinement du 28/10/2020 et sur 7 jours glissants.

En moyenne, après le 2ème confinement, il aura fallu 1 semaine pour que les cas positifs baissent, 2 semaines pour que les hospitalisés et les réanimés baissent et 3 semaines pour que les décédés baissent.

Et, peut-être aussi que ça remonte.... à la suite de l'allègement ????

Graphes 6 : Tests positifs (cas) à l'international

Le graphe ci-dessous est tiré du site de l'ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control). A noter que la formulation du titre est sans doute erronée : il s'agit de cas de coronavirus (porteurs sains ou malades) et non pas de COVID-19 (par définition malades, c'est de "D" pour "disease".

​L'incidence des tests positifs est présentée sur 14 jours cumulés, alors qu'en France on présente les données soit par jour (avec des variations week-end), soit par semaines indépendantes et successives (S44 par exemple), soit encore par semaine glissante (donc sur 7 jours cumulés). Cela donnerait, par exemple pour le 21 décembre 2020, des incidences (pour 100 000 habitants) par jour de 20, par semaine de 140, et ici sur 14 jours de 280.

NB : Pratiquement, tous les pays européens sont confinés (sauf la Finlande), mais de manière différente et plus ou moins "sévère". Le cas de la Suède, du Nord de l'Allemagne, du Nord de l'Italie, de la Croatie ou de la Roumanie est à signaler.

Le graphe ci-dessous tiré du rapport hebdomadaire de Santé Publique France du 7 janvier 2021. IL s'agit là aussi des cas de coronavirus et non pas de COVID-19 (il y a certainement des porteurs sains).

Graphes 7 :  Retour aux décès ==> à l'international

 

Nombre de décès déclarés liés au COVD-19 rapportés à 100 000 d'habitants dans le monde au 8 novembre 2020.

La France est le 12ème pays avec 84 décès pour 100 000 habitants et est devancée, en Europe de l'Ouest, par la Belgique, l'Espagne, Le Royaume-Uni, et l'Italie, mais "distance" la Suède.

Données de Johns Hopkins University.

Réserves évidentes sur le dénombrement des décès et leur attribution à la COVID-19 dans certains pays....

NB +++ : Les données de la Chine (dont celles de la province de Hubei - capitale Wuhan) ne sont pas notées sur le graphe en raison de la difficulté sur le numérateur (nombre de morts attribués au COVID-19) et du dénominateur (sur 1 milliard pour la Chine ou 50 millions pour la province de Hubei (capitale Wuhan)).

Graphes ci-dessous tiré des données quotidiennes de Johns Hopkins University ==> Dénombrement des décès rapportés à 100 000 habitants par Epi-Sûre. Graphe depuis le 15 mars 2020 et détail depuis le 30 novembre 2020.  Au 13 janvier 2021, la France est plutôt en plateau bas, avec l'Espagne, alors que les autres pays - surtout le Royaume-Uni, les USA et même l'Allemagne - sont en nette hausse +++

Graphe 8 : France

NOUVEAU !

 

Nombre de décès (toutes causes) déclarés à l'état civil par mois de 2017 à 2020.

Les données de 2020 sont provisoires : le rattachement précis des décès au mois de décès est en cours à l'INSEE. Dans ces conditions, ce graphe est provisoire et doit être interprété avec précaution.

On voit que

- l'excès des décès a été observé en mars et avril 2020,

- les mois suivants (mai, juin, juillet) ont vu le nombre de décès semblable aux années précédentes

- les derniers mois connus (août, septembre, octobre, novembre) ont un nombre de décès plus élevé que les 3 autres années  avec un effet canicule en août et un effet COVID en septembre et en octobre. L'excès des décès 2020 par rapport à 2019 est de 31 200 au 31 octobre (+ 6.30 %).

Voir un texte récent sur ce sujet difficile ici.

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